Cancer du poumon: Le lien génétique se précise
Trois études indépendantes mettent en lumière les liens les plus évidents à ce jour d’une implication génétique dans le risque de développer un cancer du poumon.
En fait, les recherches ciblent des variations situées dans une région particulière du chromosome 15 qui rendent les individus porteurs plus dépendants au tabac.
Un consortium international a analysé près de 300 000 variations génétiques réparties sur l’ensemble des chromosomes de plus de 10 000 personnes, dont la moitié atteinte de cancer bronchique.
Les résultats montrent que la région identifiée contient plusieurs gènes de récepteurs nicotiniques. Ces derniers joueraient un rôle dans la formation du cancer en favorisant la fixation, sur les cellules, de la nicotine, mais aussi d’autres substances toxiques comme des cancérogènes contenus dans la fumée de tabac.
Le risque attribué à ces variations représente 15 % des cancers du poumon, estiment les chercheurs.
Ainsi, pour un Européen sur dix qui possède cette prédisposition, le risque d’avoir un cancer du poumon est pratiquement deux fois supérieur, par rapport à ceux qui n’ont pas ces caractéristiques génétiques.
Dans une étude, l’entreprise islandaise deCODE estime que c’est la prédisposition à la dépendance au tabac qui favoriserait la consommation et donc le risque de cancer. Selon ses chercheurs, le risque de cancer du poumon associé à des variations génétiques n’augmente que chez les fumeurs.
En outre, selon deCODE, les porteurs de deux copies d’une petite variation génétique ont aussi un risque d’artérite des membres inférieurs augmenté de 40 %.
Les généticiens estiment qu’il existe d’autres variations à identifier.
Les travaux sont publiés dans les magazines Nature et Nature Genetics.
source:sympatico.msn.ca

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